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La tradition des Voeux

Si l'usage des étrennes nous vient des Romains, celui des cartes de vœux, agrémentées de quelques mots de politesse ou vierges de toute mention, et envoyées aux personnes avec qui l'on a eu commerce d'amitié ou d'affaires pendant l'année, vient de l'Extrême-Orient.

L'usage des cartes de visite du Nouvel An est apparu assez tard en France. Avant le 18e siècle, il était de mise que l’on se rende personnellement dans sa famille, chez ses voisins afin de souhaiter la bonne année. L’extension des occupations professionnelles marqua une évolution et les visites furent confiées à des intermédiaires qui remettaient les vœux au nom de leur employeur. En l’absence de la personne, on déposait une carte de visite.

Les révolutionnaires supprimèrent en 1791 la coutume du jour de l'An. Ils avaient décrété la peine de mort contre quiconque ferait des visites, même de simples souhaits de jour de l'An. Un député, nommé La Bletterie, s'écria lors d’une séance « Citoyens,  assez d'hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l'An est un jour de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes... »

Ni le calendrier républicain ni les fêtes instituées par la Convention pour symboliser l'ère nouvelle ne réussirent à prévaloir contre des habitudes plusieurs fois séculaires. Le premier de l'An fut rétabli en 1797. Il devint jour férié le 23 mars 1810 par arrêté du Conseil d’État.

 

En 1843, en Angleterre, Sir Henry Cole lança la première carte de vœux gravée et ensuite imprimée où il suffisait de remplir son nom et celui du destinataire. La coutume anglaise s’étendit rapidement à l’Europe, via l’Allemagne qui l’exporta aux États-Unis.

En illustration sur la page d’accueil du site : carte administrative du département du Morbihan après sa création. 1790. Archives départementales du Morbihan, 1 Fi 386/2. Cette carte a été choisie comme illustration de la carte de vœux de l’année de 2016 du conseil départemental du Morbihan.